Faire aimer l’avenir

2016-04-21 06.16.21Nous sommes les liens que nous tissons avec les autres (Albert Jacquard)

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@BdGEORGES

Digital = Numérique + Relationnel ▪ Innovation Prospective Systémique ▪ Faire aimer l’avenir ▪ Hacker l’entreprise ▪ Bienveillance ▪ Symbiose ▪ #neoresistance

09/12/2016 @ 15:39
"L'humanisme régénéré met en avant la rencontre permanente entre le JE et le NOUS" @edgarmorinparishttps://t.co/VuUdlP1LvQ
09/12/2016 @ 15:32
"Je n'exclus pas que les machines acquièrent un jour une conscience, mais d'ici là, où en sera l'Homme dans son hum… https://t.co/RP9R0c01ge
09/12/2016 @ 15:28
"La promesse d'immortalité du transhumanisme est une idée folle, car nous mourrons comme l'univers tout entier dans… https://t.co/NSokZgcRKJ
09/12/2016 @ 15:24
"Il est devenu impérieux de comprendre notre humanité, qui contient en même temps notre inhumanité" @edgarmorinparis https://t.co/icqd7mVRrp BdGEORGES photo
09/12/2016 @ 15:05
"La poésie et l'esthétique, comme arts de la vie, aident à nourrir une pensée et une vision complexes du monde"… https://t.co/uCu8yrHJ4N

Ici et maintenant

Pourquoi parler d’avenir et proposer ici de nous intéresser à la manière de faire aimer l’avenir ?

Le présent serait-il dépourvu d’intérêt ? Les temps présents de la société seraient-ils trop déroutants pour qu’il vaille mieux s’en détourner et ne réserver notre attention qu’à notre seul futur ?

On peut aussi, c’est l’objet de ce site, affirmer le contraire.

Se projeter dans l’avenir, avec tout son potentiel, ses incertitudes, les espoirs et les craintes qu’il suscite parfois, nous intéresse au plus haut point. Car la réflexion qu’il fait naître possède cet irremplaçable pouvoir d’éclairer les champs du possible, du probable, comme ceux de l’improbable ou de l’inattendu, qui s’ouvrent à nous.

Penser l’avenir est un formidable stimulant pour guider notre regard et nous aider à découvrir, construire et inventer les chemins concrets, ambitieux, parfois surprenants qui donnent du sens à l’action des femmes et des hommes qui avec courage, énergie et enthousiasme souhaitent construire la modernité de nos instants présents.

De la révolution digitale à l’innovation systémique

Aujourd’hui, grand nombre des innovations que nous vivons impliquent la mise en oeuvre de solutions digitales, c’est-à-dire de solutions numériques accompagnées de l’adoption de nouveaux usages relationnels. Réciproquement, la révolution digitale en cours conduit partout, y compris sur les sujets et dans les recoins les plus inattendus, à faire la part belle à l’innovation, grâce à l’émergence, non seulement de solutions innovantes, mais aussi de leur combinaison sous la forme de systèmes innovants. 

Cette double proximité entre solutions digitales et solutions innovantes fait que les mots digital et innovation sont souvent utilisés l’un pour l’autre. Pour autant, le choix des mots n’est pas anodin. En effet, un nombre croissant d’acteurs comprennent que ce qui est en jeu, n’est pas seulement le digital mais la capacité à réintroduire du nouveau, donc à innover, dans tout ce qui constitue l’activité humaine (entreprises, communautés, institutions, etc) en tant que système.

Il s’agit ainsi de passer du digital au thème plus général de l’innovation, d’une innovation systémique, plus globale, qui inclut le digital. L’enjeu consiste alors, partout autour de soi, à repenser concrètement les trois niveaux qui constituent la notion de système : la vision du monde (les paradigmes), la stratégie (les finalités relationnelles), et l’organisation (les structures organisées et organisantes) de manière à permettre aux activités humaines de rester adaptées à leur environnement. 

De l’innovation systémique à la prospective stratégique

Faisons un pas de plus. Nous sommes aujourd’hui plus proches de l’année 2030 que de l’année 2000 ! Comment passer d’un monde à l’autre ?

Regardons avec lucidité les tendances des industries de 2030. Elles sont déjà en train de se dessiner aujourd’hui. Comme l’explique Joël de Rosnay, les progrès de la science, les progrès de la technique vont à une vitesse extraordinaire, que l’on peut qualifier d’exponentielle. Les conséquences sur la société et les modèles d’affaires sont déjà et seront considérables. L’idée même d’entreprise ou d’activité humaine évoluera profondément au cours des années à venir. Tous les acteurs économiques seront pris au centre de ce vortex, avec tout ce que cela implique de recompositions et d’émergences.

Cette accélération exponentielle change complètement notre vision du monde et de notre environnement, où s’accumulent les ruptures, qui ont toutes pour effet direct ou indirect, de bouleverser la logique des interactions, au-delà de la révolution digitale déjà en cours. L’intelligence artificielle, les plates-formes digitales associées à la multitude, l’internet of everything restructurent et réorientent profondément les flux et les relations qui s’établissent entre acteurs. D’autres thèmes, comme la blockchain et l’informatique quantique vont avoir un effet de catalyseur et d’accélérateur dès lors qu’ils vont venir croiser ou s’hybrider avec d’autres innovations de rupture.

Il faut aller aujourd’hui au-delà de l’idée de transformation (qui exprime fort bien les changements d’états), au-delà de l’idée de transition (qui exprime fort bien le changement dans la continuité et la préservation des ressources), au-delà de l’idée de révolution (qui exprime fort bien les ruptures qui interviennent dans notre environnement). Il faut désormais penser l’entreprise humaine et les entreprises au travers de l’idée de métamorphose, la seule idée à présenter, comme le rappelle Edgar Morin, « le même niveau de radicalité que l’idée de révolution tout en contenant l’idée de conservation » des ressources.

Il nous faut ainsi saisir cette idée de métamorphose pour à la fois penser en rupture et agir en continuité, et faciliter ainsi l’adaptation de toutes les organisations humaines (du citoyen à la société, du collaborateur à l’entreprise) aux profondes mutations de notre environnement.

Plus que jamais, ces mutations en cours montrent que les futurs sont multiples et incertains. 

Dès lors, faire adopter et faire porter par les leaders de l’entreprise, une approche globale, ouverte, éveillée sur le monde, raisonnant de l’extérieur vers l’intérieur (c’est-à-dire systémique) de l’entreprise, intégrant les enjeux, les attentes et les profonds changements de paradigmes en cours, est primordial.

Dans le même temps, il existe dans toutes les entreprises, un appétit considérable d’une partie croissante des collaborateurs pour participer et être associés aux réflexions touchant leur propre avenir et celui de l’entreprise. Dans toutes les secteurs et à tous les niveaux managériaux, nombreux sont ceux qui perçoivent, ressentent et expriment leur profond désir, non pas de découvrir un avenir déjà écrit quelque part, mais de participer à la construction de cet avenir, d’un avenir inclusif, grâce à la mobilisation de ce qu’ils savent faire émerger ensemble : l’intelligence collective.

Dans ce contexte, adopter une démarche de prospective stratégique, c’est-à-dire d’exploration des futurs possibles, en s’attachant à repenser l’évolution et la finalité des interactions entre entités (individus, entreprises, organisations) s’avère particulièrement fructueux en éclairant l’innovation de rupture et en mobilisant le collectif humain.  

Finalement, l’incertitude de l’avenir, qui souvent suscite des craintes, peut être aussi source d’inspiration, voire de réenchantement du temps présent, dès lors que l’on choisit l’optimisme pragmatique, c’est-à-dire l’intelligence du futur, comme principe d’action.

 

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Nous sommes les liens que nous tissons avec les autres (Albert Jacquard) 

Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde (Albert Camus) 

Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme de volonté (Alain) 

Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas les hommes et les femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le cœur des hommes et des femmes le désir de la mer (Antoine de Saint-Exupéry) 

Tout ce qui monte converge (Pierre Teilhard de Chardin) 

La spiritualité est l’un des plus grands accomplissements de la vie (Joël de Rosnay) 

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