Altruisme et compassion

L’essentiel est de faire lien. D’être déterminé et disposé à aimer. Aimer est une décision, un libre-arbitre, un travail. Aimer, c’est politique, car l’amour, l’attraction de l’autre et vers l’autre, le sens de l’autre, construisent l’être (Cynthia Fleury)  

L’empathie (cognitive : comprendre ce que ressent l’autre / affective : ressentir ce que ressent l’autre) nourrit la compassion. Mais compatir c’est aussi agir. Compatir, c’est comprendre ce que ressent l’autre ET agir pour l’Autre (Zona Zarić) 

La compassion conduit à l’idée de transcendance, d’un monde commun qui nous dépasse, qui marque notre seule vraie appartenance, celle à l’espèce humaine, finie et vulnérable, qui nous rend tous égaux, car personne ne peut échapper à la mort ni à la vulnérabilité (Zona Zarić) 

Laisser des places à table pour ceux, faibles et solitaires, dont on a tant reçu dans le passé ; et pour l’étranger ; et les accueillir, les uns comme les autres, comme une bénédiction du ciel (Jacques Attali)

La confiance est la matière première de celui qui regarde : c’est en elle que grandit la lumière. La confiance est la capacité enfantine d’aller vers ce que l’on ne connait pas comme si on le reconnaissait (Christian Bobin)